Transports · Dossier #18
Gare TGV Montpellier : 135 millions pour 7 trains par jour
La gare Montpellier Sud de France a été construite au prix d'un investissement élevé, avec une desserte initiale très faible et une connexion urbaine longtemps insuffisante.
Pourquoi ce dossier compte
Le dossier relève moins d'un dépassement spectaculaire que d'une erreur de localisation et d'usage : une grande gare neuve, mal connectée et sous-utilisée au lancement.
L'ouverture de la gare a immédiatement alimenté une polémique locale sur son éloignement du centre-ville, l'absence de desserte TER et son accessibilité difficile.
Le projet s'inscrivait dans le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, mais la gare a d'abord eu une utilité ressentie très inférieure à son coût.
Le site la conserve comme dernière entrée du classement : un dossier moins massif que les autres, mais très emblématique d'un investissement public mal synchronisé avec les usages.
Responsabilités documentées
Acteurs, décideurs et institutions impliqués
RFF / SNCF Réseau et SNCF Gares & Connexions
Porteurs ferroviaires du projet
Acteurs institutionnels centraux
Collectivités locales financeuses
État, région et agglomérations ayant financé la gare
Montage public documenté à l'époque du contrat
Georges Frêche et Philippe Saurel
Acteurs politiques locaux associés à la promotion ou à la réception du projet
Responsabilité politique locale du projet et de son insertion urbaine
Chronologie
Les séquences clefs
- 2014Choix du groupement et chiffrage public détaillé du projet.
- 2018Ouverture de la gare Montpellier Sud de France.
- 2018–2019Débat public sur la très faible fréquentation et l'isolement de la gare.
Sources