Défense · Dossier #8
Balard « Pentagone français » : PPP à 3,5 milliards et corruption
Le regroupement du ministère de la défense à Balard a été financé par partenariat public-privé. La Cour salue la réussite opérationnelle tout en relevant un pilotage financier dégradé.
Pourquoi ce dossier compte
Le dossier combine un PPP coûteux, une soutenabilité financière contestée et un environnement de décision durablement opaque.
La Cour des comptes juge le regroupement ministériel opérationnellement réussi, mais note explicitement que Balard ne respecte pas sa feuille de route financière.
Le choix du PPP est présenté comme une solution adoptée faute de marges budgétaires, avec un pilotage qui a ensuite exigé un renforcement.
Le site conserve l'affaire dans le classement au titre d'un grand contrat de défense coûteux et durablement critiqué.
Responsabilités documentées
Acteurs, décideurs et institutions impliqués
Hervé Morin
Ministre de la défense lors de la phase de lancement du projet
Fonction exercée au moment de l'arbitrage initial
Groupement OPALE (Bouygues, Thales, Sodexo)
Partenaires privés du PPP
Acteurs contractuels explicitement documentés
Ministère des armées
Acheteur public et pilote institutionnel du contrat
Source publique directe
Chronologie
Les séquences clefs
- 2007Les premières décisions structurantes sont prises en conseil de défense.
- 2015Mise en service progressive du site de Balard.
- 2018La Cour publie son chapitre consacré au projet Balard.
Sources