Défense · Dossier #8

Balard « Pentagone français » : PPP à 3,5 milliards et corruption

Le regroupement du ministère de la défense à Balard a été financé par partenariat public-privé. La Cour salue la réussite opérationnelle tout en relevant un pilotage financier dégradé.

≈ 3,5 Md€ 2007–2018
≈ 3,5 Md€ ordre de grandeur public du projet Balard
2007 année des premières décisions structurantes
2018 année du rapport public annuel de la Cour sur Balard

Pourquoi ce dossier compte

Le dossier combine un PPP coûteux, une soutenabilité financière contestée et un environnement de décision durablement opaque.

La Cour des comptes juge le regroupement ministériel opérationnellement réussi, mais note explicitement que Balard ne respecte pas sa feuille de route financière.

Le choix du PPP est présenté comme une solution adoptée faute de marges budgétaires, avec un pilotage qui a ensuite exigé un renforcement.

Le site conserve l'affaire dans le classement au titre d'un grand contrat de défense coûteux et durablement critiqué.

Responsabilités documentées

Acteurs, décideurs et institutions impliqués

Hervé Morin

Ministre de la défense lors de la phase de lancement du projet

Fonction exercée au moment de l'arbitrage initial

Groupement OPALE (Bouygues, Thales, Sodexo)

Partenaires privés du PPP

Acteurs contractuels explicitement documentés

Ministère des armées

Acheteur public et pilote institutionnel du contrat

Source publique directe

Chronologie

Les séquences clefs

  1. 2007Les premières décisions structurantes sont prises en conseil de défense.
  2. 2015Mise en service progressive du site de Balard.
  3. 2018La Cour publie son chapitre consacré au projet Balard.